La dualité du bien-être et de l'inaccessibilité.
Aujourd'hui j'ai pu apprécié la difficulté de vivre éloigné de toute route pratiquable. J'ai voulu rendre visite à une amie habitant une Habitation(maison d'habitation d'une ancienne exploitation sucrière) aux abords de la forêt tropicale, comme il pleut depuis deux jours, le chemin (car il s'agit d'un chemin de forêt et non d'une route) était limite même pour mon 4x4, les ornières ou plutôt les mares profondes me faisait l'effet de scénario catastrophe!. Arrivée devant le gué pour traverser la rivière, j'ai trouvé celle-ci du double de sa largeur et bouillonnante de manière peu sympathique ! Le passage de gué n'était plus visible.
Je me suis quand même lancée à l'aveuglette mais je n'en menais pas large. L'eau arrivait au niveau des portières et le courant était vraiment très fort, bref je suis arrivée à bon port de l'autre côté pour trouver une Habitation privée de ligne téléphonique(Un arbre était tombé sur la ligne aérienne) et la toiture ancienne laissait passer l'eau en longues rigoles qui finissaient sur le clavier de l'ordinateur!
Bref l'environnement est merveilleux par beau temps mais ressemble plus à un marigot par des jours comme aujourd'hui.
Mais c'est également un petit bout d'aventure et l'on se croirait dans un de ces films merveilleux des tropiques que j'affectionnais enfant, donnant presque l'impression à notre petite communauté d'être oublié des Dieux et des hommes !